• Les Enfoirés

    Pensons aux plus pauvres , aidons les restos du coeur ...

    http://www.restosducoeur.org/

    " Pauvre, oui, mais pourquoi ?

    Pauvreté et absence d'emploi sont souvent liées : 26 % des individus au chômage pendant au moins 12 mois appartiennent à un ménage pauvre. Cependant, le chômage n'est pas la seule explication. Certaines causes structurelles contribuent au développement de la misère : augmentation des contrats à temps partiel et/ou à durée limitée, élévation des exigences professionnelles et personnelles lors de recrutement, pullulement des bas salaires (les travailleurs nouveaux pauvres), pénurie de logements sociaux.

    Une séparation familiale, un accident grave de santé, un changement obligé de logement peuvent susciter des difficultés matérielles insurmontables. Les revenus ne suffisent plus à assurer les dépenses indispensables : alimentation, logement vêtements... Les modèles sociaux de consommation exagérée et la publicité agressive de l'emprunt facile vont avoir une influence néfaste sur les personnes qui souvent "tombent" dans la spirale de l'endettement et du surendettement... Mais comment résister aux tentations savamment orchestrées par les publicitaires et accepter de n'être pas habillé et nourri "comme tout le monde" et ne pas fuir la réalité insupportable dans la fréquentation d'un monde virtuel d'où la folie des jeux vidéo ?

    Dans un budget de Français moyen les dépenses de nourriture représentent 18% des revenus, dans un budget de Français pauvre elles atteignent 30 à 50% des revenus. Que dire des dépenses de logement ! Pour la moyenne des Français, on compte 30% des revenus. Pour les défavorisés, elles peuvent représenter plus de 50% dans les grands centres urbains où la pénurie des logements sociaux oblige cette population à trouver un logement dans le parc privé (les aides au logement ne suffisent pas à combler le trou du budget). En conséquence, 6% des ménages défavorisés se déclarent dans l'impossibilité de régler à temps les factures liées au logement : loyer, charges, eau, électricité, chauffage, téléphone). Et le nombre de sans-logis, c'est à dire sans perspective à court terme d'un logement autonome a été évalué, en 2000, à environ 700.000 personnes.

    En même temps, les mesures d'aide publique ne sont pas connues de tous. Ainsi, de nombreux bénéficiaires potentiels, ne demandent pas d'allocation logement, ne présentent pas leur cas à la Commission de Surendettement, ne font pas la démarche auprès de la caisse maladie pour obtenir la Couverture Médicale Universelle (CMU). En 1998, un Français sur sept a déclaré avoir renoncé à se soigner, faute de moyens financiers.

    Malgré les insuffisances signalées, l'ensemble des prestations sociales versées aux plus démunis représente plus de 29% du Produit Intérieur Brut (PIB), soit 443 milliards d'euros et cette somme a augmenté entre 2001 et 2002, avec une croissance supérieure au taux de croissance de la richesse nationale. L'effort public bien qu'important ne suffit pas, le citoyen peut y prendre sa part et montrer ainsi sa solidarité."

    article copié sur le site des restos du coeur

    http://www.restosducoeur.org/


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